Interview d’un alumni: Andrea Florez

Interview d’un alumni: Andrea Florez


Extrêmement polyvalent, Andrea Florez, chef de projet media chez Swatch, navigue aisément entre contenu et contenant en combinant bachelor en ingénierie des médias et master de journalisme

Quel a été votre parcours après l’obtention de votre diplôme ?

Après l’obtention de mon bachelor, j’ai poursuivi mon cursus à l’Université de Neuchâtel avec un master en journalisme et communication. Comme j’avais un background plutôt orienté technique, j’avais envie d’ajouter une corde à mon arc en étudiant une forme de communication plus traditionnelle.

Une fois mes études terminées, j’ai travaillé comme Webmaster / Content Manager à Montreux-Vevey Tourisme. J’étais en charge de développer l’identité digitale de la marque en gérant la création de contenu et des sites web. Après une brève expérience en agence en tant que chef de projet digital, je suis rentré à Swatch comme Media Project Leader

Que vous a apporté la formation dans votre travail actuel ?

La formation m’a surtout permis d’établir une base solide de connaissances dans le domaine du digital. On ne sort pas forcément du [département] comem en étant un expert du PHP, des bases de données ou encore du développement d’applications, mais la formation apporte les outils nécessaires pour appréhender les problématiques liées à ces différents domaines. Pour moi, un ingénieur des médias est comme un couteau suisse. Il est capable d’apporter une solution à chaque problème!

Qu’est-ce qu’un « Media Project Leader » ? Quel est votre travail au quotidien ? Sur quel genre de projet travaillez-vous ?

En tant que Media Project Leader, je m’occupe des campagnes publicitaires de la marque. Mon rôle consiste à promouvoir les nouvelles collections au travers de différents médias en ligne que ce soit sur un site web ou une publicité sur un réseau social.

Dans un média traditionnel, lorsqu’on place une page de publicité dans un journal par exemple, on n’a aucun retour sur l’impact réel de son annonce. Avec un média comme Facebook, on peut au contraire définir un ciblage basé sur des intérêts ou une géolocalisation spécifique pour optimiser au mieux les coûts de son annonce. On peut également connaître le nombre d’impressions, le nombre de clics ou encore le nombre de conversions (achats par exemple). Cela permet de calculer le retour sur investissement.

Ensuite grâce aux rapports, on analyse les résultats en essayant de décortiquer les tendances pour améliorer les prochaines campagnes.

Quelles sont les qualités requises pour votre job ?

Il faut surtout bien comprendre les enjeux liés aux nouvelles technologies et les avantages que cela peut apporter pour une entreprise. Un esprit d’analyse n’est pas de refus pour bien comprendre les rapports de campagnes ou se balader dans Google Analytics. Enfin, il faut s’intéresser à ce que font les autres marques pour pouvoir améliorer ses propres campagnes publicitaires.

Quel est votre meilleur souvenir de la HEIG-VD ?

J’en ai plusieurs, mais un de mes meilleurs souvenirs était les cours de gestion de projet avec Monsieur Jaccard. Pour ce cours, nous étions répartis en petits groupes et utilisions un programme qui simulait le déroulement d’un projet avec un budget, un délai et des ressources à disposition pour réaliser l’ouvrage. Chaque décision que nous prenions entraînait une succession d’événements (allouer une tâche à une personne peu motivée pouvait causer des retards par exemple, en revanche allouer cette tâche à une personne motivée coûtait plus cher). C’était vraiment une expérience stimulante et amusante à la fois, car nous étions tous en compétition pour réaliser le meilleur ouvrage au meilleur coût.

Vous êtes l’un des rares diplômés à avoir terminé ses études avec le master de journalisme à l’université de Neuchâtel. Actuellement, vous êtes plutôt revenu à un mélange de technique et de rédactionnel, était-ce par choix ou parce que les places de journalistes sont très prisées ?

C’était par choix. Je ne me suis pas inscrit au master avec l’idée que je deviendrai journaliste une fois la formation terminée. Mon souhait était plutôt de pouvoir intégrer un média comme la RTS pour pouvoir développer la création de contenus digitaux en utilisant les nouvelles technologies. Quand je me suis mis à la recherche d’un travail, d’autres opportunités intéressantes se sont offertes à moi et j’ai simplement saisi l’une d’entre elles.

Qu’est-ce que vous a apporté le master en plus dans votre job actuel ?

Cela m’a surtout permis d’avoir une connaissance approfondie du paysage médiatique au niveau national et international. J’ai également pu développer une certaine aisance rédactionnelle et un sens de la narration. Ce sont des éléments très utiles pour pouvoir travailler dans le domaine de la communication et du marketing.

Un conseil à donner aux futurs diplômés ou aux étudiants actuels ?

Soyez curieux! Le monde digital évolue vite et il y a constamment de nouvelles tendances et choses à découvrir. Si vous êtes les premiers à vous y intéresser, vous serez à même de proposer des solutions innovantes aux entreprises pour pouvoir améliorer leur communication en ligne!

Quel est votre super-pouvoir ?

Tous les ingénieurs des médias ont un super-pouvoir commun: celui de voir dans la nuit. Dans l’obscurité du web, là où la plupart des gens ne voient pas, un ingénieur des médias est capable d’avancer et de guider les autres dans la bonne direction grâce à son savoir-faire. 😉

 

Lien

 

Andrea Florez, diplômé en 2011

+ Aucun commentaire