Réalité augmentée et biodiversité, un duo gagnant

Réalité augmentée et biodiversité, un duo gagnant


Il y a bien sûr les super pouvoirs des Ingénieur-e-s des Médias, mais ceux-ci ne seraient rien sans les super pouvoirs de la nature qui a été célébrée lors de la Fête de la Nature du 19 au 21 mai 2017. Au travers de 300 activités, le grand public a pu découvrir la biodiversité sous toutes ses formes d’expression. La HEIG-VD y était, précisément pour une activité animée par l’équipe du projet BioSentiers.

Le projet BioSentiers c’est, un sentier allant de la gare d’Yverdon-les-Bains jusqu’aux portes de la réserve naturelle de la Grande Cariçaie, quelques 800 points d’intérêt biodiversité (arbres, arbustes, fleurs, oiseaux, papillons, etc), une application mobile pour smartphone et tablette encourageant l’utilisateur à développer son expérience de nature grâce à une vue en réalité augmentée de la biodiversité de ce sentier. On peut parler de sensibilisation augmentée à la biodiversité. Soutenu par la ville d’Yverdon-les-Bains, c’est un concept développé par une équipe interdisciplinaire de la HEIG-VD regroupant des compétences des instituts MEI et INSIT, alliant les technologies des médias à celles de l’information géographique.

biobal3BioSentiers, premiers essais concluants

Après une prometteuse expérimentation sur le terrain avec des enseignants de l’établissement primaire Edmond-Gilliard, une première version de l’application BioSentiers était suffisamment mature pour cette 7e édition romande de la Fête de la Nature. Le terrain de jeu était donc aux portes de la réserve naturelle de la Grande Cariçaie, entre le château du Centre Pro Natura de Champ-Pittet et les marais en bord du lac de Neuchâtel. Jeunes et moins jeunes se sont intéressés à l’utilisation de cette technologie que représente la réalité augmentée, l’utilisant pour s’orienter et se rapprocher de la biodiversité aux alentours du sentier et accéder à des fiches de description aidant à l’observation et à la compréhension. Tout au long de la découverte, c’est aussi un dossier virtuel d’observations que chacun se construit, pour, par exemple, les consulter et les partager plus tard. Notons qu’entre les mains de la jeune génération l’application BioSentiers a fait son effet. La technologie a joué le rôle attendu, celui d’engager l’utilisateur tout en portant son attention sur la muse du jour, la nature !

Prochaine étape, expérimenter une sortie BioSentiers avec une classe de 2e cycle primaire. C’est avec des enseignants qu’il s’agit d’organiser l’utilisation de l’application mobile pour participer à l’atteinte de certains objectifs pédagogiques du plan d’études romand.

L’équipe BioSentiers se réjouit de poursuivre ses travaux sur ce projet avec le soutien et l’implication motivée des organismes suivants que nous remercions déjà : la ville d’Yverdon-les-Bains, l’association de la Grande Cariçaie, le centre Pro Natura de Champ-Pittet, la Direction générale de l’enseignement obligatoire du Canton de Vaud, l’établissement primaire Edmond-Gilliard, Sylvain Antoniazza de la station ornithologique suisse de Sempach et Alain Jotterand, biologiste indépendant.

Contacts:

Institut d’ingénierie du territoire – Prof. Jens Ingensand
Media Engineering Institute – Prof. Olivier Ertz

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