Archive pour la catégorie ‘Formation’

« Que du bonheur » : HEIG-VD cherche microfilms

L’équipe du projet « Que du bonheur » part à la recherche du questionnaire Gulliver de l’Expo 64 et prend le relais d’une traque passionnante.

A Paléo, les étudiants du département comem+ de la heig-vd interrogeront les festivaliers sur la « suisse-attitude » en utilisant des moyens techniques d’aujourd’hui tel que l’iPad et le vidéomaton. La démarche s’inspire d’un questionnaire élaboré voici presque cinquante ans : le questionnaire de Gulliver.

Gulliver ? Chez les Lilliputiens ? Non, en Suisse. Pour les plus jeunes, rappelons que  l’homme de théâtre lausannois Charles Apothéloz ranima le personnage de Swift lors de l’exposition nationale de 1964. Reproduit en carton-pâte, le « géant » signalait la « Voie suisse », lieu central de l’ « Expo », où l’on distribuait aux visiteurs un questionnaire formulé de manière ludique : « Peut-on être un bon Suisse et ne jamais voter ? », « Peut-on être un bon Suisse et se lever à 9h du matin ?». Une enquête conçue par des sociologues et des ethnologues pour aller à la découverte des particularités de la population helvétique. Or, sur l’intervention de la direction et du représentant de la Confédération auprès de l’Expo Hans Giger, les résultats du sondage ne seront jamais publiés, au grand dam de Charles Apothéloz.

Extrait du questionnaire de Gulliver

En 1998, une équipe de la Télévision suisse réalise sur ce sujet un « Temps présent » qui nous apprend que ces documents sont… aux Etats-Unis ! Incroyable : les résultats de ce sondage auraient été microfilmés en 1967 et envoyés à un professeur de l’université de Buffalo, Etat de New-York, passionné par la Suisse. Incroyable mais vrai. Rapatriés par les journalistes de la TSR, les microfilms sont confiés aux bons soins du professeur René Lévy de l’Université de Lausanne, que l’on voit dans l’émission se réjouir d’exploiter ce magnifique matériel. En fait, il s’agit selon lui de l’enquête préparatoire à l’élaboration du questionnaire, documentation encore plus riche que les résultats du questionnaire, dixit René Lévy.

Jubilant, nous partons à la recherche de ce fonds pour en extraire du matériel à exposer à Paléo. Mais l’aventure se poursuit. C’est que le professeur Lévy, retraité, est actuellement en voyage. Quant à l’archiviste de l’UNIL, il nous rappellera dès qu’il aura pu traiter notre demande. Le fonds a-t-il rejoint les archives de l’Expo 64 ? Le biographe de Charles Apothéloz nous donnera-t-il un indice ?

Aurélien à la recherche d'archives

La suite de ce passionnant thriller sur ce blog, prochainement…

Pour aller plus loin :

Pour l’équipe « Que du bonheur » Jacques Mühlethaler, chargé de projets CMC/ comem+ /HEIG-VD

Deux nouveaux court-métrages à comem+

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Comme chaque année, les étudiants en ingénierie des médias de 2ème année se sont attelés à la réalisation d’un court-métrage de type fiction. Pour cette édition, deux réalisations très différentes touchant à des problématiques de solitude/rejet de son entourage et de double personnalité meurtrière.

Lʼexercice réalisé dans le cours projetAV c’est terminé le 1er juin par une projection en avant-première à l’Event’s place du CMC.

Devant une salle bien remplie et en présence de professionnels du cinéma -Xavier Grin, producteur et Pierre Kalbfuss, réalisateur- deux groupes d’étudiants ont présenté leurs projets.

Les court-métrages, les affiches et les sites web sont les parties visibles d’un important travail d’équipe. Cet exercice de communication permet à nos étudiants de mettre en pratique les acquis du cours base AV, de combiner des supports complémentaires pour porter un message, toucher un public.

Porter un projet de film est un exercice complexe et riche d’enseignement. Il faut formuler un message, écrire un scénario, trouver un public, créer des supports de communication, constituer une équipe technique, mener un casting, convaincre des comédiens, trouver un soutien financier, organiser un tournage… puis monter et mixer le film, et enfin en organiser la diffusion.

Au fil du projet chacun endosse successivement divers rôles et doit assumer une part des compétences complémentaires nécessaires à la réussite du  projet.

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Les films sont à découvrir sur les sites officiels de chacun : Lueur / Recto Verso

Dominique Bürki, professeur

Un vent de changement, un projet transmedia dans l’air du temps

L'affiche du projet

L'affiche du projet

En ligne depuis le 18 avril, le projet transmédia Un vent de changement produit par les étudiants de la filière médias de comem+ a été présenté et commenté en public à l’Events Place du Centre des Médias Convergents du département.

Le vent souffle-t-il dans les voiles du changement de nos habitudes de consommation énergétique ? Difficile à dire. Le 18 avril, la question était en tous cas posée à comem+ : les étudiants de troisième année de la filière médias présentaient un travail transmédia sur les énergies renouvelables qui a retenu l’attention d’un auditoire concerné.

D’abord limité au débat sur l’installation d’éoliennes dans le Jura, ce sujet jugé trop polémique et limité par les étudiants durant leurs travaux préparatoires s’est vite élargi à la question des énergies renouvelables en général. Avec un but : faire prendre conscience aux consommateurs, que nous sommes tous, des enjeux énergétiques auxquels la planète Terre doit faire face. Et un moyen : le transmédia.

Vous avez dit « transmédia » ? Oui, un ensemble d’informations différentes contenues sur différents supports. Sans jargonner plus, la démonstration est claire : avec un blog, un webdocumentaire, une application iPad, une campagne d’affichage et de l’information sur les réseaux sociaux, les étudiants on réalisé avec unventdechangement.ch un produit-type du nouveau Centre des Médias Convergents créé au sein du département comem+.

Aurélien, réalisateur, présente la démarche

Aurélien, réalisateur, présente la démarche

Habillés d’un graphisme simple et plaisant, les 7 courts portraits de personnalités investies dans la question des énergies renouvelables interpellent le spect-acteur qui peut intervenir et agir par le biais d’un forum et d’un sondage. Puis s’informer plus avant via des informations contenues sur iPad. Accrochés et séduits, nous sommes donc appelés à approfondir à notre guise notre connaissance d’un sujet complexe qui nécessite absolument que citoyens et politiques s’informent pour prendre leurs responsabilités. Une technique sophistiquée au service d’un débat essentiel. Exercice réussi ? A vous de nous le dire en réagissant sur www.unventdechangement.ch.

Ce projet a été réalisé dans le cadre des cours des professeurs Dominique Bürki et Jean-Marc Seydoux. Avec la collaboration active du professeur François Gaille de l’Institut d’Energie et Systèmes Electriques.

Jacques Mühlethaler

Cours OGO : une option qui groove

Cours OGO, Kesako ? En quelques mots: son, texte, photo, vidéo… documents, imprimés, applications, plateformes, documentaires sont au cœur des préoccupations de l’ingénierie des médias, une filière du département COMEM+.

Et bien voilà, le temps d’un cours à option : le média c’est la carte !

Une immersion dans la spatial culture, celle des utilisateurs mobiles, bardés de périphériques nomades, d’informatique ubiquiste ou embarquée… celle des services de cartographie en ligne, dans l’espoir que nos futurs ingénieurs ne restent pas démunis face à l’expression d’un besoin de géoservice. Ce qui est assez plausible, depuis juin 2005 avec la sortie de la Google maps API.

Le décor est planté.

Donc, la 9ème édition du cours OGO (Option Géo Ouaibe pour les intimes) touche à sa fin. Comme de coutume, notre geodream team nous a concocté ses meilleurs tutoriaux:

Au programme encore:

  • techno-tendances (frameworks, 3D, smartphones, HTML5, webGL…)
  • fournisseurs de services et de données (OSM, Cloudmade, Google, Geonames…)

Enfin, deux superstars locales nous ont livré quelques tranches de leur quotidien professionnel, riche d’expérience:

Si la géocontamination vous tente, la bonne nouvelle c’est que tout est en ligne! http://ogo.heig-vd.ch

Dans la même lignée, le 14 avril 2011 restera gravé dans les mémoires des aficionados du Géoweb: Swisstopo sort enfin un service (standardisé s’il vous plaît!) permettant l’utilisation sur internet de nos fantastiques cartes nationales. Nom de code: swisstopo web access – WMTS. Pour ceux qui s’étonneraient, nous attendions ce moment depuis plus de dix ans!

De là, munis des ingrédients dignes d’une géosoupe onctueuse, nous sommes passés aux projets de groupe. Il ne nous reste donc plus qu’à vous promettre un prochain épisode, dédié aux travaux les plus aboutis…

Et bien non, nous n’allons pas en rester là, car pour être honnête, ce billet n’aurait pas existé s’il n’y avait eu ce moment plutôt « rock’n roll », comme ils disent… Voici donc l’Histoire en détails:

The Erpode Story

L'erpode entre les mains de son maître

L'erpode entre les mains de son maître

Lundi 18 avril, nos collègues de la géomatique se tiennent à notre disposition pour une petite heure. Au programme, un drôle d’animal: R-Pod!

Un concentré de technologie: capteurs inertiels, appareil photo numérique, émetteur-récepteur, alimentation et GPS embarqués dans un objet volant de moins de 500 grammes!

Préambule

Il est vrai que cette bestiole n’avait pas grand chose à voir avec nos préoccupations médias. En effet, l’objectif premier du R-Pod est la production de géodonnées. Le cours OGO vise le déploiement de cartes interactives vues comme supports de transmission de l’information ou vecteurs de communication, tout simplement.

De là, partant de quelques bonnes ententes réciproques, et (il faut l’avouer), de la candide perspective de pouvoir mettre quelques-uns de nos talents de futurs spécialistes de la géopublication au service des géospécialistes tout court, la rencontre a bien eu lieu.

13h00 briefing

François nous gratifie d’un exposé limpide et efficace. Quelques questions surgissent, suivies de réponses claires, comme: « effectivement, nous ne détectons pas les obstacles ». ;-)

Le "tarmac"

Le "tarmac"

13h30 tarmac

Il fait un temps radieux, on décide de rejouer le plan de vol des portes ouvertes, chargé en quelques secondes, on passe à la checklist. Matériel en place, capteurs efficients. Cela semble enfantin, déconcertant!

13h42 ready for take-off #1

Le moment de vérité: incroyable, ça marche extrêmement bien! Rémi procède au lancement, l’avion décolle comme une fleur pour suivre la trajectoire programmée à l’instant.

François commente en scrutant le ciel et l’écran du PC portable en alternance : « lacet à 180 degrés, altitude 80 m. sol, cap sur le Gymnase d’Yverdon, vent relatif… ».

Le drône disparaît derrière une colline, c’est l’attente…

13h48 experimental landing system ?

Les yeux rivés sur l’écran, François baisse le ton. Calme et ferme à la fois, il s’adresse à l’oreille de Rémi : « je ne veux pas te décevoir mais là on l’a perdu… ». Rémi ne veut pas le croire et s’empare de l’antenne pour la brandir au zénith. Les secondes qui suivent sont interminables…

tic… tac…

Point noir à l’horizon?! Espoir !?

(…)

Zut, c’est un corbeau…

Sur l’écran de contrôle, la configuration de l’horizon artificiel ne laisse plus de place au doute: Houston nous avons un problème !

13h50 rescue expedition

François donne un cours dans une heure. Il faut prendre une décision. Un regard sur le fond de plan, repérage instantané, nous n’avons pas le temps de comprendre qu’il a déjà mis le cap sur le lieu du crash. Quel athlète !

Le temps de le rejoindre, à la recherche de l’éventuel arbre du crime (et non sans appréhension à la vue des peupliers qui garnissent le coin) nous le retrouvons grâce à sa voix, en compagnie de quelques pigeons, dissimulé à la cime d’un pin charnu, appareil en mains, victorieux!

14h02 ready for take-off #2

Pour ne pas abîmer l’appareil à travers les branches, François préfère tenter un lancé depuis le sommet.

Atterrissage en douceur

Atterrissage en douceur

Rémi nous programme vite fait un atterrissage. C’était le bon choix (voir la vidéo), le lancé est impeccable, la descente du professeur et celle de son engin sont parfaitement synchronisées.

On ne sait plus où donner de la tête. Décidément, la géomatique a le sens du spectacle :-) .

14h07 ready for take-off #3

Jusque là, l’appareil photo n’a pas déclenché. Et nos hôtes ne sont pas de ceux qui se laissent décourager ! On recommence: programmation du vol, check list, take off… montée en spirale, stabilisation, prise de vue, reprise, stabilisation, prise de vue, etc. C’est un happyend assuré!

14h16 landing

Rapide vérification à l’atterrissage: l’équipement est là, avec 51 images en prime dans la boîte. Fin de la démo, magistral!

14h30 debriefing

Le temps de paqueter l’engin, de retrouver la salle de conférence et d’essuyer quelques restes de sueur, nos deux compères nous refont le film de cette aventure mémorable : fichiers logs des vols à l’appui, explications sur les chaînes de traitement que l’on peut désormais appliquer aux images récoltées. En un mot, à choix : Splendide ! Bravo ! Merci !

Pour conclure…

On leur avait demandé 90 minutes d’introduction, vol de démonstration compris.

Ils nous ont tenu en haleine du début à la fin en respectant quasiment le timing, mais en explosant le programme: un exposé, trois vols, un crash, une course à pied, une escalade, un jeu de piste, un sauvetage, deux programmations à la demande, une quantité de données, le plein de soleil et d’émotions.

Quelle maîtrise, c’est à se demander si nous n’avons pas été victimes d’un coup monté dans lequel tout était prévu d’avance !

Ndla: certains portraits sont fictifs, les prénoms pas forcément…

Visualiser les vols sur Google Earth (Vol1.kmlVol2.kmlVol3.kml) et surtout le résultat! (cf. UPDATE).

Du vent pour le projet transmedia des 3ème année

Flyers du projetLa pénurie de ressources énergétiques, le risque de catastrophes nucléaires, l’inconscience de tout un chacun, et en définitive, le bien-être de notre planète pour les générations à venir, ça vous parle?

Les étudiants de 3ème année en ingénierie des Médias tentent d’apporter un peu de lumière sur le sujet. Avec leur projet transmedia « un vent de changement« , ils mettent en place une structure permettant à l’internaute de parcourir les récits de représentants des domaines scientifiques, politique, artistique ou encore du simple citoyen. Webdocumentaire, application iPad, interaction avec le mobile et campagne d’affichage sont les différents modes de diffusion de ce projet.

Depuis cinq semaines, trois étudiants de l’option audiovisuelle explorent ce monde pas toujours merveilleux des énergies renouvelables. Partis initialement du thème précis des éoliennes, ils se sont vite rendu compte que les propos déviaient indéniablement sur la problématique des énergies renouvelables en général. Depuis quelques semaines, Fukushima remue les consciences, tant au niveau de la population qu’au niveau des sages qui nous gouvernent, ce qui a eu pour effet de booster les esprits de chacun. On nous ferait presque croire à l’acceptation du risque de catastrophe, et tout le monde y souscrit, sauf que quand ça pète, ça fait réfléchir (du moins pour quelques semaines…).

Non, le but n’est pas de faire l’apologie des éoliennes, ou du solaire, ou encore du nucléaire! Le but est d’aborder la thématique dans un sens plus intimiste avec les personnages qu’ils ont choisis. Basta les discours qu’on/qu’ils ressasse(nt) sans cesse, les révélant parfois en faussaires. Place à l’humain qui se cache derrière un discours réglé comme du papier à musique. La prise de position n’est pas de mise, les étudiants tendent à garder un regard neutre sur la problématique.

Les trois futurs ingénieurs des médias, rejoints par un 4ème s’occupant principalement de la confection des boîtes accueillant le contenu pour le web, avancent au fil de la construction narrative des propos recueillis. Pour ces deux dernières semaines de projet, deux étudiants de l’option Print ont rejoint le team. Ces derniers développent les diverses publications imprimées et l’application iPad qui fera l’objet d’un recueil du potentiel énergétique renouvelable au pays de Heidi.

Les 6 étudiants participant au projet

Les 6 étudiants participant au projet

Vous voulez en savoir plus? Rendez-vous sur le site officiel du projet, ou sur le blog, ou mieux encore, si vous faites partie des quelques 630 millions d’utilisateurs Facebook, visitez la page dédiée au projet « un vent de changement ». Rendez-vous le 18 avril pour la présentation du projet au CMC dans les bâtiments de St-Roch à l’Avenue des Sports 20, Yverdon-les-Bains.

Bonne visite, et bon vent!

Loïc Privet