Archive pour la catégorie ‘Vie à l'école’
« Que du bonheur » : c’est arrivé près de chez nous
C’était pourtant simple. Le matériel récupéré aux USA par une équipe de Temps Présent, soit les microfilms des résultats de la pré-enquête sur le Bonheur suisse était déposé aux Archives de la ville de Lausanne. (voir notre article précédent « Etudiants cherchent microfilms »).
Reprenons le fil de notre enquête : quelques années avant l’Expo 64, l’homme de théâtre lausannois Charles Apothéloz lance une proposition d’interroger les visiteurs sur leur vision de la Suisse. Avant d’élaborer un questionnaire ludique, le questionnaire « Gulliver », une équipe de chercheurs est mandatée pour une pré-enquête consistant à interviewer sur les habitudes helvétiques près de 1300 personnes à travers la Suisse. Le très riche résultat de ce travail a donc été déposé aux AVL après avoir transité par une université américaine puis été récupéré par une équipe de Temps Présent et enfin confié au prof. Henry Lévy de l’Université de Lausanne.
Mais c’est dans le fonds d’archives d’une des chercheuses, Anne Deluz, également déposé aux AVL, que nos étudiants ont découvert les originaux de quelques questionnaires Gulliver disponible en ligne.
Reproduit, il documentera la partie historique du stand de la HEIG-VD à Paléo. Quant au volet contemporain de ce stand, il donnera au jour le jour les résultats d’un questionnaire Gulliver actualisé élaboré par les étudiants de la HEIG-VD, auquel répondront les festivaliers par le biais de plusieurs iPad.
Pour aller plus loin :
Pour l’équipe « Que du bonheur » : Jacques Mühlethaler, chargé de projets CMC / comem+ /HEIG-VD
Un vent de changement, un projet transmedia dans l’air du temps
En ligne depuis le 18 avril, le projet transmédia Un vent de changement produit par les étudiants de la filière médias de comem+ a été présenté et commenté en public à l’Events Place du Centre des Médias Convergents du département.
Le vent souffle-t-il dans les voiles du changement de nos habitudes de consommation énergétique ? Difficile à dire. Le 18 avril, la question était en tous cas posée à comem+ : les étudiants de troisième année de la filière médias présentaient un travail transmédia sur les énergies renouvelables qui a retenu l’attention d’un auditoire concerné.
D’abord limité au débat sur l’installation d’éoliennes dans le Jura, ce sujet jugé trop polémique et limité par les étudiants durant leurs travaux préparatoires s’est vite élargi à la question des énergies renouvelables en général. Avec un but : faire prendre conscience aux consommateurs, que nous sommes tous, des enjeux énergétiques auxquels la planète Terre doit faire face. Et un moyen : le transmédia.
Vous avez dit « transmédia » ? Oui, un ensemble d’informations différentes contenues sur différents supports. Sans jargonner plus, la démonstration est claire : avec un blog, un webdocumentaire, une application iPad, une campagne d’affichage et de l’information sur les réseaux sociaux, les étudiants on réalisé avec unventdechangement.ch un produit-type du nouveau Centre des Médias Convergents créé au sein du département comem+.
Habillés d’un graphisme simple et plaisant, les 7 courts portraits de personnalités investies dans la question des énergies renouvelables interpellent le spect-acteur qui peut intervenir et agir par le biais d’un forum et d’un sondage. Puis s’informer plus avant via des informations contenues sur iPad. Accrochés et séduits, nous sommes donc appelés à approfondir à notre guise notre connaissance d’un sujet complexe qui nécessite absolument que citoyens et politiques s’informent pour prendre leurs responsabilités. Une technique sophistiquée au service d’un débat essentiel. Exercice réussi ? A vous de nous le dire en réagissant sur www.unventdechangement.ch.
Ce projet a été réalisé dans le cadre des cours des professeurs Dominique Bürki et Jean-Marc Seydoux. Avec la collaboration active du professeur François Gaille de l’Institut d’Energie et Systèmes Electriques.
Jacques Mühlethaler
Cours OGO : une option qui groove
Cours OGO, Kesako ? En quelques mots: son, texte, photo, vidéo… documents, imprimés, applications, plateformes, documentaires sont au cœur des préoccupations de l’ingénierie des médias, une filière du département COMEM+.
Et bien voilà, le temps d’un cours à option : le média c’est la carte !
Une immersion dans la spatial culture, celle des utilisateurs mobiles, bardés de périphériques nomades, d’informatique ubiquiste ou embarquée… celle des services de cartographie en ligne, dans l’espoir que nos futurs ingénieurs ne restent pas démunis face à l’expression d’un besoin de géoservice. Ce qui est assez plausible, depuis juin 2005 avec la sortie de la Google maps API.
Le décor est planté.
Donc, la 9ème édition du cours OGO (Option Géo Ouaibe pour les intimes) touche à sa fin. Comme de coutume, notre geodream team nous a concocté ses meilleurs tutoriaux:
Au programme encore:
- techno-tendances (frameworks, 3D, smartphones, HTML5, webGL…)
- fournisseurs de services et de données (OSM, Cloudmade, Google, Geonames…)
Enfin, deux superstars locales nous ont livré quelques tranches de leur quotidien professionnel, riche d’expérience:
- Marc Riedo, responsable du Système d’Information du Territoire du canton de Neuchâtel, toujours à l’affût et à la fine pointe des derniers développements du domaine.
- Larissa Ausderau, responsable de projet et accessoirement ambassadrice COMEM (*) chez Swisstopo, la tête bien faite et les pieds résolument sur terre.
(*) diplôme en ingénierie des médias 2006
Si la géocontamination vous tente, la bonne nouvelle c’est que tout est en ligne! http://ogo.heig-vd.ch
Dans la même lignée, le 14 avril 2011 restera gravé dans les mémoires des aficionados du Géoweb: Swisstopo sort enfin un service (standardisé s’il vous plaît!) permettant l’utilisation sur internet de nos fantastiques cartes nationales. Nom de code: swisstopo web access – WMTS. Pour ceux qui s’étonneraient, nous attendions ce moment depuis plus de dix ans!
De là, munis des ingrédients dignes d’une géosoupe onctueuse, nous sommes passés aux projets de groupe. Il ne nous reste donc plus qu’à vous promettre un prochain épisode, dédié aux travaux les plus aboutis…
Et bien non, nous n’allons pas en rester là, car pour être honnête, ce billet n’aurait pas existé s’il n’y avait eu ce moment plutôt « rock’n roll », comme ils disent… Voici donc l’Histoire en détails:
The Erpode Story
Lundi 18 avril, nos collègues de la géomatique se tiennent à notre disposition pour une petite heure. Au programme, un drôle d’animal: R-Pod!
Un concentré de technologie: capteurs inertiels, appareil photo numérique, émetteur-récepteur, alimentation et GPS embarqués dans un objet volant de moins de 500 grammes!
Préambule
Il est vrai que cette bestiole n’avait pas grand chose à voir avec nos préoccupations médias. En effet, l’objectif premier du R-Pod est la production de géodonnées. Le cours OGO vise le déploiement de cartes interactives vues comme supports de transmission de l’information ou vecteurs de communication, tout simplement.
De là, partant de quelques bonnes ententes réciproques, et (il faut l’avouer), de la candide perspective de pouvoir mettre quelques-uns de nos talents de futurs spécialistes de la géopublication au service des géospécialistes tout court, la rencontre a bien eu lieu.
13h00 briefing
François nous gratifie d’un exposé limpide et efficace. Quelques questions surgissent, suivies de réponses claires, comme: « effectivement, nous ne détectons pas les obstacles ».
13h30 tarmac
Il fait un temps radieux, on décide de rejouer le plan de vol des portes ouvertes, chargé en quelques secondes, on passe à la checklist. Matériel en place, capteurs efficients. Cela semble enfantin, déconcertant!
13h42 ready for take-off #1
Le moment de vérité: incroyable, ça marche extrêmement bien! Rémi procède au lancement, l’avion décolle comme une fleur pour suivre la trajectoire programmée à l’instant.
François commente en scrutant le ciel et l’écran du PC portable en alternance : « lacet à 180 degrés, altitude 80 m. sol, cap sur le Gymnase d’Yverdon, vent relatif… ».
Le drône disparaît derrière une colline, c’est l’attente…
13h48 experimental landing system ?
Les yeux rivés sur l’écran, François baisse le ton. Calme et ferme à la fois, il s’adresse à l’oreille de Rémi : « je ne veux pas te décevoir mais là on l’a perdu… ». Rémi ne veut pas le croire et s’empare de l’antenne pour la brandir au zénith. Les secondes qui suivent sont interminables…
tic… tac…
Point noir à l’horizon?! Espoir !?
(…)
Zut, c’est un corbeau…
Sur l’écran de contrôle, la configuration de l’horizon artificiel ne laisse plus de place au doute: Houston nous avons un problème !
13h50 rescue expedition
François donne un cours dans une heure. Il faut prendre une décision. Un regard sur le fond de plan, repérage instantané, nous n’avons pas le temps de comprendre qu’il a déjà mis le cap sur le lieu du crash. Quel athlète !
Le temps de le rejoindre, à la recherche de l’éventuel arbre du crime (et non sans appréhension à la vue des peupliers qui garnissent le coin) nous le retrouvons grâce à sa voix, en compagnie de quelques pigeons, dissimulé à la cime d’un pin charnu, appareil en mains, victorieux!
14h02 ready for take-off #2
Pour ne pas abîmer l’appareil à travers les branches, François préfère tenter un lancé depuis le sommet.
Rémi nous programme vite fait un atterrissage. C’était le bon choix (voir la vidéo), le lancé est impeccable, la descente du professeur et celle de son engin sont parfaitement synchronisées.
On ne sait plus où donner de la tête. Décidément, la géomatique a le sens du spectacle
.
14h07 ready for take-off #3
Jusque là, l’appareil photo n’a pas déclenché. Et nos hôtes ne sont pas de ceux qui se laissent décourager ! On recommence: programmation du vol, check list, take off… montée en spirale, stabilisation, prise de vue, reprise, stabilisation, prise de vue, etc. C’est un happyend assuré!
14h16 landing
Rapide vérification à l’atterrissage: l’équipement est là, avec 51 images en prime dans la boîte. Fin de la démo, magistral!
14h30 debriefing
Le temps de paqueter l’engin, de retrouver la salle de conférence et d’essuyer quelques restes de sueur, nos deux compères nous refont le film de cette aventure mémorable : fichiers logs des vols à l’appui, explications sur les chaînes de traitement que l’on peut désormais appliquer aux images récoltées. En un mot, à choix : Splendide ! Bravo ! Merci !

Pour conclure…
On leur avait demandé 90 minutes d’introduction, vol de démonstration compris.
Ils nous ont tenu en haleine du début à la fin en respectant quasiment le timing, mais en explosant le programme: un exposé, trois vols, un crash, une course à pied, une escalade, un jeu de piste, un sauvetage, deux programmations à la demande, une quantité de données, le plein de soleil et d’émotions.
Quelle maîtrise, c’est à se demander si nous n’avons pas été victimes d’un coup monté dans lequel tout était prévu d’avance !
Ndla: certains portraits sont fictifs, les prénoms pas forcément…
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Visualiser les vols sur Google Earth (Vol1.kml – Vol2.kml – Vol3.kml) et surtout le résultat! (cf. UPDATE).
Inauguration du CMC : nos ingénieurs communiquent
Le Centre des Médias Convergents du département comem+ s’est fait remarquer lors d’un vernissage réussi. Retour sur une journée publique augurant bien de l’avenir du CMC.
Convergence ou divergence ? Consensus ou « dissensus » ? C’était bien le but de la journée d’inauguration du Centre des Médias Convergents du Département comem+, le 28 janvier dernier : que s’expriment tous les points de vue sur la convergence des médias, notion controversée et en perpétuelle mutation. Et les avis ont été nombreux, les échanges multiples, les surprises bien réelles. Grâce à l’engagement des étudiants, des assistants et du corps professoral, les premières actions concrètes de ce nouveau « laboratoire » ont été rendues publiques. La manifestation aura déplacé plus de 200 personnes pour assister aux ateliers, aux projections et au débat.
Le CMC s’enrichit sans cesse de nouvelles réalisations. Outre les ateliers de rédaction multimédia et les rencontres CinemaLingua réalisés en 2010 et 2011, un livre d’or conçu par les étudiants peut aujourd’hui recueillir sous diverses formes (vidéo, son, tablette graphique) les opinions de chacune et chacun sur divers thèmes de la convergence des médias. Des dizaines de contributions, des plus documentées aux plus créatives y ont été déposées le jour de l’inauguration. Elles révèlent de nombreuses interrogations dans un domaine en constante ébullition.
Intégré au département comem+ qui assure aux étudiants une formation technique, en management et en communication, le CMC se veut un lieu de rencontre, voire de fusion entre tous les acteurs de la convergence. A cet égard, nous sommes tous des acteurs de la convergence, en témoignent les apports aussi riches que divers du débat intitulé « A chacun sa convergence. Quels médias pour quelle information ? » dont le teaser est visible ci-dessous :
Visitez également une interface de mise en scène du débat.
De nombreux contacts noués à l’occasion de la visite, le 28 janvier, de représentants d’institutions, d’entreprises et de la presse s’avèrent prometteurs. Rencontres à transformer en collaborations afin d’assurer un bel avenir au CMC.
Les photos du débat
Les photos de la journée d’inauguration
Pour le CMC – Jacques Mühlethaler
Des ingénieurs qui communiquent
Le département comem+ ouvre un Centre des Médias Convergents pour former ses étudiants à la conception, la réalisation et la production de contenu multimédia. Ils mettent en scène de l’information et communiquent via différents supports au moyen du son, de la photo, de la vidéo et du texte. Ces différents langages fusionnent et interagissent pour transmettre un message ciblé, enrichi et dynamique. L’inauguration du CMC aura lieu le 28 janvier 2011.
La diffusion multisupport (site Internet, brochure, smartphone, PDA, iPad…) permet d’aller à la rencontre du public dans ses pratiques hypermodernes de communication. Du consommateur au « consommacteur », l’intégration des réseaux sociaux fait vivre et évoluer l’information. La composante technique de la formation d’ingénieur des médias amène les étudiants à travailler autant sur le fond que sur la forme et les moyens de diffusion.
La convergence des médias implique un mode de fonctionnement en réseau avec des rôles et fonctions de plus en plus polyvalents ainsi qu’une production en flux continu. Ces nouveaux processus de travail modifient profondément les schémas traditionnels d’organisation d’une rédaction. Le fonctionnement en « Newsroom » privilégie ainsi une approche par compétences et non plus par métier, un partage des responsabilités ainsi qu’une polyvalence des fonctions.
Dans les ateliers, les étudiants sont immergés, pendant une semaine, dans des situations professionnelles. Ils partagent les rôles de rédacteur en chef, de secrétaire de rédaction, de responsable multimédia, son et photo, de recherchiste et documentaliste. À la fin de l’atelier, ils mettent en ligne le résultat de leur recherche thématique avec le soutien d’affiches et de flyers de promotion. Par la suite, ils produisent une brochure qui en reprend les éléments clés sous forme imprimée.
Voir l’exercice de l’année 2010 et celui de 2011.
Le CMC est aussi destiné à développer des activités de recherche appliquées et de prestations de service. Toute organisation qui doit gérer sa communication interne et externe peut intégrer un Centre des Médias convergents à son système d’information. Les ingénieurs des médias formés par notre département sont particulièrement aptes à mettre sur pied et gérer de tels projets.
Le 28 janvier 2011, le département comem+ va inaugurer son CMC avec au programme :
- Des ateliers interactifs, notamment un livre d’Or électronique
- Des travaux réalisés à comem+
- Une démonstration d’un webdocumentaire made in comem+
- Un débat sur le thème « A chacun sa convergence. Quels médias pour quelle information » avec des invités de renoms tels que Géraldine Savary, Conseillère aux Etats du Canton de Vaud et membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture, Edwy Plenel, directeur de publication de Mediapart et ancien rédacteur en chef du journal Le Monde, Jean-Jacques Roth, directeur du département Actualité de la RTS, Blaise Willa, rédacteur en chef adjoint du journal Le Matin, Yves Laplace, écrivain, Yves Germanier, politologue et responsable du CMC.








